Neken, des Angevins la tête dans le guidon

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Installé à Mûrs-Erigné, Neken est le troisième acteur mondial du guidon de
moto-cross. La cinquantaine d’employés en fabrique 130.000 chaque année.

Au départ, il y a un homme. Philippe Bochereau. A la fin des années 80, ce passionné de moto-cross observe que le guidon de son engin est fragile. Il se déforme ou se casse lors des chutes. Le pilote se penche sur le sujet et se met à usiner des tubes. Les résultats sont au rendez-vous et il identifie un marché potentiel. Trente-cinq ans plus tard, Neken fabrique et exporte 130.000 guidons par an. « Nous usinons les pièces sur des machines à commandes numériques, elles partent ensuite directement chez les grands constructeurs européens (Triumph, KTM, Beta, Husqvarna…) où elles intègrent les chaînes d’assemblage. Les guidons fabriqués à Mûrs-Erigné se retrouvent sur des motos de cross, d’enduro mais aussi sur des routières », explique Benoît Beaumont, le responsable commercial et associé de Philippe Bochereau.

Innovation

Pour se distinguer de ses concurrents et percer sur ces marchés, Neken a misé sur des produits de qualité, fabriqués dans un alliage en aluminium de qualité aéronautique, et le service aux clients. Et, surtout, Neken innove, comme avec ses tés de fourches. La marque a mis au point et breveté, il y a 3 ans, un té de fourche intégrant un système hydro-pneumatique qui absorbe les chocs avant la fourche. « L’objectif est d’apporter du confort au pilote, pour qu’il sente mieux la moto et fatigue moins.

Pour cela, et comme pour les guidons, notre bureau d’étude travaille avec des membres de team internationaux, comme Benoît Paturelle, troisième en MX2 en championnat du monde l’année dernière. En fonction de leur ressenti, on valide un prototype ou on le fait évoluer », explique Benoît Beaumont.

 

Le nec plus ultra du guidon

Il y a trois ans, Neken a lancé sa propre marque pour proposer des pièces de rechange. Elle est aujourd’hui distribuée en Europe, aux Etats-Unis, au Chili, en Australie, en Israël… « Nous sommes encore dans une phase de croissance. On cherche actuellement à se développer au Japon », poursuit Benoit Beaumont. Bref, Neken trace encore et toujours son sillon.

www.nk-neken.com

 

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