Ô Bolides vend des véhicules de collection

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Souvenirs, souvenirs… chez Ô Bolides

« Ces voitures ont 40 ou 50 ans mais elles aiment sortir »

L’odeur du passé

Pollution, embouteillages, PV… la voiture moderne est victime ou accusée de maux et de gros mots qui fâchent. Mais ouf, nous avons déniché, à Nantes, une adresse atypique où l’automobile est encore synonyme de plaisir et de passion. « Ce que j’aime, c’est l’odeur », explique le gérant de Ô Bolides, sur un ton enchanté communicatif. « Les voitures anciennes ont toutes une odeur spécifique. Cuir, moquette, boiseries, huile, un petit peu d’essence… j’y suis très sensible et ça fait partie du plaisir. » Benjamin Taillandier peut parler des heures de ses bébés. Et on ne se lasse pas de boire les paroles de ce passionné de chromes anciens. « A l’époque où mes potes avaient des Fiat Panda ou des Renault 5, moi, ma première voiture a été une Fiat 500 de 1965 ». Véritable encyclopédie de la voiture à papa, il a créé sa structure. Ô Bolides, spécialisé dans la vente, l’entretien et la réparation de voitures de collection.

Voitures en restauration chez Ô Bolides

Voitures en restauration chez Ô Bolides

Œuvre d’art ou plus modestement objet de nostalgie, la voiture ancienne ne laisse jamais indifférent. D’une rutilante Jaguar C Type de 1950 à une modeste 2 CV, les têtes se tournent quand, le dimanche matin, les passionnés sortent leurs bijoux. Pour rejoindre cette tribu de veinards ou plus simplement pour le plaisir des yeux, rendez-vous chez Ô Bolides qui propose des véhicules entièrement révisés et garantis. Nous voilà loin du cliché des bêtes à chagrin. « Si on est soigneux, l’entretien courant ne coûte pas très cher. » Et nul besoin d’être bricoleur, il y a des spécialistes pour cela. « Une révision annuelle suffit si vous la faites rouler régulièrement. Ces voitures ont 40 ou 50 ans mais elles aiment sortir ».

Pas de snobisme

Les amoureux de belles mécaniques peuvent se faire plaisir et accéder à la collection à partir de 6 000€. Mais Ô Bolides est particulièrement spécialisé dans les véhicules d’exceptions. Des Anglaises, Italiennes ou Américaines des années 50 à 70 avec des marques emblématiques comme Triumph, MG , Jaguar, Austin Healey, Ford Mustang, ChevroletCorvette, Alfa Roméo, Iso Rivolta… Des noms, des odeurs, des moteurs, du bruit, des chromes, pour s’offrir du plaisir sans modération. Et sans chichi : « C’est un milieu de passionnés. Autour des voitures anciennes, il n’y a aucun snobisme ni prétention. »

« Ce qui coûte cher, ce sont les mauvaises surprises »

Placement financier

« Les gens ont connu ces voitures étant jeunes mais n’avaient pas les moyens de les acheter. Proche de la retraite, ils sont désormais aptes à se faire plaisir », développe Benjamin. Mais le marché est ainsi fait : il existe un certain nombre de véhicules, on n’en construira plus. De plus, à l’époque, les volumes de ventes étaient ridicules comparés aux productions actuelles. Ces voitures sont donc rares et la rareté a un prix. Et, puisque le nombre d’acheteurs va croissant, ce prix augmente chaque année. Acquérir un tel véhicule est donc un placement sûr. A condition de ne pas tomber sur un nid à problèmes. « Ce qui coûte cher, ce sont les mauvaises surprises. En achetant une bonne voiture, on est a l’abri de ça. »

Se faire plaisir sans perdre d’argent

La passion devient alors une valeur refuge. « Si vous investissez 25 000€ dans un beau modèle, dans le pire des cas, vous la vendrez le même prix trois ans plus tard. Et, éventuellement, vous la vendrez plus cher. » Dans tous les cas, si vous êtes soigneux, vous ne perdrez pas d’argent. Rares sont les opportunités de s’offrir un peu d’histoire, de se faire plaisir… tout en gagnant de l’argent. Sans oublier la fonction originelle de ces belles montures : « On peut également faire de la route, il n’y a aucun souci, mais pas d’autoroute. En Italie, j’ai croisé un client en vacances avec une des voitures que j’avais vendue. »

Quand l’automobile devient un objet culturel, une visite s’impose. Pour faire contempler ce que le patrimoine nantais a de mieux, après les Machines de l’Ile ou le Lieu Unique, plutôt que de passer par le FC Nantes, vestige moribond, contournez le stade de la Beaujoire et, juste derrière, poussez la porte de Ô Bolides pour admirer ce que l’automobile était capable de produire à une époque que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître…

Ô Bolides : 56 boulevard de la Beaujoire à Nantes.
Téléphone : 02 40 25 51 12.
Et sur internet: http://www.obolides.fr/automobiles/

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